Les chiffres de référence sur les violences faites aux femmes
Présentation
Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, il est nécessaire d’avoir une connaissance précise de leur ampleur et de leur nature.
C’est le rôle de l'Observatoire national des violences faites aux femmes, piloté par la Miprof, qui travaille à rassembler, harmoniser et diffuser les données existantes sur ces violences.
L'Observatoire national des violences faites aux femmes
La Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) s'est vu confier, par son décret de création du 3 janvier 2013, la fonction d'Observatoire national des violences faites aux femmes.
L’Observatoire national des violences faites aux femmes travaille au développement et à la diffusion au niveau national d'une connaissance quantitative et qualitative harmonisée des violences sexistes et sexuelles, de leur fréquence, de leurs caractéristiques, des besoins des victimes et des réponses qui y sont apportées. Trois principales exigences guident son travail : la qualité statistique des données, leur harmonisation au niveau national et la pertinence des enseignements qui en sont tirés.
Dans le cadre de sa mission d’Observatoire national des violences faites aux femmes, la Miprof travaille avec la statistique publique, les administrations, les universités, les associations et les professionnelles et professionnels.
L’Observatoire national favorise également la diffusion des bonnes pratiques en matière de repérage et de prise en charge des femmes victimes de violences. Parmi ces bonnes pratiques, le travail de la Miprof se concentre particulièrement sur l’accompagnement à la création et à l’animation des Observatoires territoriaux des violences faites aux femmes.
Les principaux chiffres sur les violences faites aux femmes en 2024
Les violences au sein du couple
En 2024, les forces de sécurité intérieure ont enregistré :
- 107 victimes de féminicides,
- 270 victimes de tentatives de féminicides,
- 906 femmes victimes de (tentatives de) suicides suite au harcèlement par (ex-)conjoint.
Au total, 1 283 femmes ont été victimes de (tentatives de) féminicides au sein du couple, directs ou indirects en 2024.
Source : base des victimes de crimes et délits, SSMSI et Délégation aux victimes (DAV), ministère de l’Intérieur
Le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus qui, en 2023, ont été victimes de violences physiques, verbales ou psychologiques et/ou sexuelles au sein du couple, est estimé à 376 000 femmes.
L'agresseur est le mari, le concubin, le pacsé, le petit-ami, ancien ou actuel, cohabitant ou non.
Parmi ces femmes victimes, 19 % ont déclaré avoir déposé une plainte en gendarmerie ou en commissariat de police suite à ces violences.
Cette estimation est issue des résultats de l'enquête de victimation "Vécu et ressenti en matière de sécurité" du SSMSI, réalisée en 2024. Il s’agit d’une estimation minimale. En effet, l’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en logement ordinaire, elle ne permet pas d’enregistrer les violences subies par les personnes vivant en collectivité (foyers, centres d’hébergement, prisons, etc.) ou sans domicile fixe. De plus, seules les personnes vivant en France hexagonale, en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion sont inclues dans les résultats de cette enquête.
Les résultats portent sur la victimation déclarée pour l'année 2023.
Champ : Femmes âgées de 18 ans vivant en logement ordinaire en France hexagonale, en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion.
Source : Enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » 2024 - SSMSI.
Les violences sexuelles
Le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus qui, en 2023, ont été victimes de viols, tentatives de viol et/ou agressions sexuelles est estimé à 277 000 femmes. De la même manière que pour les chiffres des violences au sein du couple présentés ci-dessus, il s'agit d'une estimation minimale.
Parmi l'ensemble des victimes, femmes et hommes :
- 54 % déclarent que ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime,
- 25 % déclarent que le (ex-)partenaire était l’auteur des faits.
Suite aux viols, tentatives de viol et/ou agressions sexuelles qu’elles ont subi, seules 7 % des femmes victimes déclarent avoir porté plainte.
Cette estimation est issue des résultats de l'enquête de victimation "Vécu et ressenti en matière de sécurité" du SSMSI, réalisée en 2024. Il s’agit d’une estimation minimale. En effet, l’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en logement ordinaire, elle ne permet pas d’enregistrer les violences subies par les personnes vivant en collectivité (foyers, centres d’hébergement, prisons, etc.) ou sans domicile fixe. De plus, seules les personnes vivant en France hexagonale, en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion sont inclues dans les résultats de cette enquête.
Les résultats portent sur la victimation déclarée pour l'année 2023.
Champ : Femmes âgées de 18 ans vivant en logement ordinaire en France hexagonale, en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion.
Source : Enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » 2024 - SSMSI.
Les mutilations sexuelles
On estime qu'en 2019, la France (hexagonale) comptait environ 139 312 femmes majeures et 10 688 ayant subi des mutilations sexuelles.
Source : Fiche de synthèse statistique sur les mutilations sexuelles (2026)